Le goût de l'ombre
production Le Fresnoy - 2026
cinéma
Partie seule en forêt, Amaïa ignore les signaux de fatigue que son corps lui envoie. En fuite d’elle-même et en proie à une profonde agitation, elle découvre un paysage qui fait petit à petit écho à la trajectoire de son corps et réveille des souvenirs enfouis. Hantée par des images et des sons traumatiques, elle lutte intérieurement contre l’anorexie qui la ronge et s’entête dans son itinéraire.
Son errance la connecte petit à petit à une part oubliée d’elle-même ; au fil des kilomètres et de la répétition du dénivelé, le paysage ne fait plus qu’un avec son architecture intime et la mène vers une rencontre inattendue faite d’innocence. L’enfance refait surface et la guide vers un retour au calme.
film actuellement en post-production
les images ci-dessous sont des extraits des rush bruts
scénario et réalisation ⎥ Amélie Gratias
cheffe opératrice⎥ Chloé Terren
1ère assistante réalisatrice ⎥ Chloé Charré
2ème assistante réalisatrice ⎥ Mathilde Loeuillet
ingénieur du son ⎥ Pierre Dernoncourt
cheffe décoratrice ⎥ Sibylle Pavageau
compositeur ⎥ Valentin Clabault
production ⎥ Le Fresnoy - Studio national des arts contemporains
co-production ⎥ Chambre 2046
distribution ⎥ Amélie Gratias, Alexis André-Lesueur, Maëlle André-Lesueur, Maxime Thébault et avec la voix de Mathilde Loeuillet
note d'intention
“Le goût de l’ombre”, premier court-métrage d'Amélie Gratias, est un film de fiction sensoriel et poétique, né d'une expérience personnelle de l'anorexie et du traumatisme qui fracture durablement l’imaginaire et le rapport au monde. Il explore la manière dont la violence laisseson empreinte dans le corps et les paysages intérieurs. Par les moyens de cinéma, il cherche dans l’art un lieu de transmutation de cette trace — un passage vers la lumière. À travers le parcours d’Amaïa, jeune femme en fuite d’elle-même, le film déploie une traversée intérieure : celle d’un corps qui cherche son refuge après la sidération, celle d’un imaginaire qui tente de se réinventer malgré les fractures. L’anorexie y est envisagée non comme un sujet médical mais comme une réponse organique au chaos laissé par le traumatisme, une manière de survivre en retirant peu à peu la matière brutale du monde, jusqu’à ce que, loin d'un idéal esthétique de minceur, la restriction devienne à la fois illusion de puissance et langage de protestation.
Dans cet entrelacement de réalité et d’imaginaire, “Le goût de l’ombre” cherche une écriture du sensible : comment filmer ce qui reste après la brutalité, comment écouter le silence d’un corps qui se reconstruit. C’est un film sur la fragilité du vivant, sur la nécessité du refuge, sur la lumière qui persiste au cœur de la nuit. Un film qui invite à ressentir plutôt qu’à comprendre, à se laisser traverser plutôt qu’à analyser.








